apnée du sommeil

Apnée du sommeil, plongée en apnée…Quelles sont les différences ?

Qu’est-ce que l’apnée au juste ? Commençons par la définir.  Il s’agit tout simplement d’un arrêt de la respiration momentané. Tellement évident qu’on ne t’apprend rien.  Savais-tu que cet arrêt respiratoire existe sous 3 formes différentes : l’apnée réflexe, volontaire et involontaire. Deux d’entre elles peuvent intervenir dans ton apnée. Le troisième, qui est moins en lien direct avec la discipline mais qui peut aussi toucher certains pratiquants, fait tout autant parler d’elle ! Après cet article, tu connaîtras les différences entre ces trois types.

QUELS SONT LES 3 TYPES D’APNÉE QUI EXISTENT ?

L’APNÉE VOLONTAIRE

L’apnée volontaire consiste à stopper de soi-même sa respiration.  C’est donc en toute logique que certains sports font partis de ce genre, comme l’apnée, par exemple. Il est possible d’intervenir sur son apnée volontaire afin d’augmenter sa capacité à rester sans respirer, notamment par la maîtrise de soi et la volonté de se dépasser, mais également le calme et la sérénité puisque sous l’eau, on est le seul maître de notre corps. Naturellement, l’action de respirer est totalement innée, et l’arrêt volontaire de sa respiration se décide, ce qui admet une grande maîtrise de soi pour allonger son apnée. 

Apnée volontaire
@marco_anssmann

Apparement, ça n’est pas adapté à tout le monde. Il n’est pas à conseiller aux personnes ayant de l’asthme ou encore moins à ceux ayant des antécédents de pneumothorax de mettre leur masque et de s’aventurer dans l’eau pour faire de l’apnée !

On peut également inclure dans l’apnée volontaire le yoga et les exercices de respirations, ou dans un autre contexte la protection face à de la fumée ou autre gaz toxiques. 

L’apnée volontaire se travaille. En effet, il est possible de travailler sa respiration afin d’obtenir des résultats plus satisfaisant lorsque l’on pratique l’apnée volontaire sur le long terme . 

Ces techniques sont alors :

la respiration diaphragmatique

qui est perçue comme la plus efficace puisqu’elle permet une grande absorption d’air pour un effort faible, et  lorsqu’elle est bien exécutée, permettrait à l’apnéiste un relâchement mental.

Il s’agit d’inspirer tout en mobilisant le diaphragme qui va s’abaisser sur l’estomac, et ainsi l’air va d’abord remplir la partie basse du poumon puis petit à petit remonter vers la partie haute. 

L’inspiration se doit d’être homogène et fluide afin d’éviter la rigidité ou encore la contraction du poumon. Pour sentir le poumon se remplir et donc amener un relâchement mental, il est possible d’inspirer dans une paille afin de diminuer le flux respiratoire.

Utiliser une respiration nasale permettrait  un remplissage de seulement 30% de nos poumons, alors que la respiration diaphragmatique pourrait atteindre les 100%. 

La technique de la carpe

Cela consiste à effectur une inspiration forcée par la bouche (avec la glotte bloquée) puis d’inspirer un surplus d’air, ce qui engendra dans le poumon une forte quantité d’air sous pression. Ainsi , il y a logiquement plus d’air dans les poumons, mais cela facilite également le passage de l’air jusqu’au sang, puisque cet air est sous pression. 

Il est à notifier que cette technique n’est pas sans risque. En effet la mise sous pression excessive des poumons, peut provoquer diférents probèmes graves comme le passage d’air dans les artères et déchirer les alvéoles pulmonaires et donc saignement des poumons.
De plus, cela peut comprimer le cœur ce qui aurait pour conséquence une baisse du débit cardiaque et de la pression sanguine perturbant ainsi le rythme cardiaque ce qui pourrait aboutir à un arrêt du coeur.

L’APNÉE INVOLONTAIRE

L’apnée involontaire, quand on l’évoque, ça peut rendre perplexe. C’est un arrêt de la respiration qui n’est pas contrôlable.  Mais pas d’inquiétudes ! Celle-ci ne se développe seulement sous certaines conditions. Les plus fréquentes seraient apparemment liées à une possible maladie (hypertension artérielle, asthme, hypertrophie des adénoïdes, diabète…) ou à l’étouffement.

apnée involontaire apnée du sommeil

Néanmoins, la démonstration principale de l’apnée involontaire reste l’apnée du sommeil. Il en existe deux types : 

Le SAOS (Syndrome d’Apnée Obstructive du Sommeil)

Il est difficile de ne pas se réveiller dans son sommeil en cas de SAOS, puisque les efforts pour reprendre une respiration classique amènent des réveils répétés tout au long de la nuit. Pour l’éventuel compagnon, il peut aussi être difficile de passer des nuits paisibles à causes de très forts ronflements !

qui est une fermeture partielle ou complète des voies respiratoires. Il s’agit du type  le plus répandu puisque neuf personnes sur dix souffrant d’apnée du sommeil ont ce syndrome , soit 4% de la population française.

Le SAOS se voit de plus en plus inscrit dans le temps, pour causes d’obésité ou d’embonpoint qui se développent fortement de nos jours. Néanmoins, il n’est pas à exclure que des personnes sveltes peuvent subir ce syndrome, ainsi que les femmes ménopausées.

Le SACS (Syndrome d’Apnée Centrale du Sommeil)

consiste en un arrêt des mouvements respiratoires, dont la source est un manque d’informations envoyés par le cerveau . Ici, il n’y a donc aucun encombrement dans les voies respiratoires. Il s’agit en l’occurrence  d’une défaillance dans la réception des messages nerveux. Les personnes sujettes aux SACS possèdent généralement une insuffisance cardiaque ou rénale, et peuvent avoir des antécédents d’AVC. De plus, la prise de codéine ou encore de morphine pourrait entrer en ligne de compte.

L’apnée du sommeil a pour conséquences des maux de tête, une forte fatigue, une somnolence excessive ou encore des sautes d’humeurs. C’est aussi une cause de mortalité bien plus supérieure à une syncope lors d’une plongée en apnée. C’est l’exemple parfait de l’apnée involontaire puisqu’on ne peut pas y faire grand chose, puisqu’on dort (évidemment !). Il est donc indispensable de la dépister, en analysant scrupuleusement le sommeil par le biais d’une polysomnographie.  Seuls de bons remèdes de grands-mères et une bonne hygiène de vie peuvent te diriger vers un sommeil tranquille. Si elle est trop importante, il faudra consulter un médecin et installer un dispositif spécialisé pour réguler et faciliter la respiration

De plus, il est maintenant possible d’obtenir de nouveaux dispositifs d’analyse du sommeil (comme Sleep Analyser par exemple), qui va grâce à un dispositif de capteurs, chaque nuit et à la maison, calculer les fréquences respiratoires, cardiaques ainsi que les mouvements lors de du sommeil. Ensuite, les données sont enregistrées dans une base de donnée et sur une application sur son téléphone, ce qui permettra d’en ressortir des résultats fiables et donc, si besoin, contacter son médecin.

L’APNÉE RÉFLEXE

Enfin, l’apnée réflexe est un peu plus spéciale que les autres. Il s’agit des moments où l’on retient sa respiration, mais dont on ne se rend pas vraiment compte. Par exemple, lorsque l’on chante où quand on parle à voix haute, ou encore lorsqu’on doit soulever une forte masse. Le simple fait de déglutir est considéré comme de l’apnée réflexe.

Il est aussi important de souligner que cette apnée réflexe peut survenir également dans le cadre d’une apnée volontaire et peut s’avérer fatale surtout quand les voix respiratoires sont sous l’eau. On se dirige vite vers l’accident.

En effet, lorsqu’on pousse dans les limites de notre retenu de respirer. Il se peut qu’à un moment on dépasse le fameux seuil d’excès en Co2. Qui fait qu’à ce point le cerveau se met en carafe et provoque la syncope, le fameux black-out du plongeur, sans qu’aucun signe précurseur ne se fasse ressentir. Une fois inerte, même si on est inconscient, le réflexe de respirer survient dans les secondes qui suivent. Et vous l’aurez compris, un nageur qui se met à vouloir respirer sous l’eau, c’est la noyade quasi assurée.

C’est pourquoi il est important d’intervenir très rapidement sur la personne en obstruant la bouche et le nez pour éviter ce drame.

Du coup, il n’est jamais inutile de faire une piqûre de rappel sur la sécurité.

– On ne pratique jamais seul.

– On ne fait pas d’hyperventilation, soit une respiration rapide et forte, bien trop suffisante aux besoins de notre corps, qui augmente de façon significative le fait de faire une syncope.

– On ne pousse en dehors de ses limites que de façon très épisodique, épars et sous contrôle.

Après ça, on espère que tu pourras briller un peu plus en soirée ou dans ton club  !
Il est à noter qu’aucune études a constaté de corrélations entre les différents types d’apnée.

Mais nous on aimerait bien savoir si certains pratiquant du monde sub-aquatique font des apnées du sommeil et si la pratique de l’apnée sous-marine a eu un quelconque impact que ce soit en bénéfice ou en aggravation. si tu as une expérience ou un avis sur le sujet à nous partager, on est preneur ,et n’hésite surtout pas à nous en faire part en laissant un commentaire sur cet article !

Sources

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